Quel prix pour une love room ? Ce que les couples paient vraiment
Par Samuel Deleu, fondateur de Love'nSpa · Publié le 22 août 2026 · Lecture 6 min · Données : Baromètre de la Love Room, vague 2
Sur le catalogue Love'nSpa, le prix médian réellement payé pour une nuit en love room est de 199 €, remises déduites, et la moitié des séjours se situent entre 160 € et 240 €. En incluant les suppléments, le panier médian atteint 224 €. Ces chiffres ne sont pas des estimations : ils proviennent de 6 774 réservations réellement payées sur le catalogue Love'nSpa entre janvier 2025 et août 2026. Trois facteurs expliquent l'essentiel des écarts : le jour de la semaine, la région et les extras. La saison, contre toute attente, n'en fait pas partie.
Le prix payé, et non le prix affiché
La plupart des chiffres qui circulent sur le prix d'une love room sont des prix affichés : ce que les annonces demandent. Le prix payé est une autre donnée, et elle est plus difficile à obtenir puisqu'il faut accéder aux transactions.
Sur le catalogue Love'nSpa, l'écart entre les deux est faible, et il va dans le sens inverse de l'intuition. Le prix affiché médian est de 190 €, le prix payé médian de 199 €. Autrement dit, on ne brade pas la love room : seuls 10 % des séjours bénéficient d'une remise, pour un montant médian de 31 €, et il s'agit presque toujours de réductions de dernière minute consenties sur des nuits qui allaient rester vides.
Si le prix payé dépasse le prix affiché médian, c'est parce que la demande ne se répartit pas uniformément : elle se concentre sur les nuits les plus chères. Un tiers des séjours ont lieu un samedi.
| Indicateur | Montant |
|---|---|
| Prix médian payé par nuit | 199 € |
| Prix moyen payé par nuit | 201 € |
| Moitié centrale des séjours | 160 € – 240 € |
| Panier médian, suppléments compris | 224 € |
| Prix affiché médian, pour comparaison | 190 € |
Le samedi coûte 19 % de plus qu'une nuit du lundi au jeudi
Une nuit du samedi se paie 215 € en médiane, contre 180 € du lundi au jeudi, soit 19 % de plus, environ 35 €, pour exactement le même hébergement. C'est le premier facteur d'écart, et de loin le plus important.
La raison est mécanique : plus de la moitié de la demande se concentre sur deux nuits. Le samedi représente 32,6 % des séjours et le vendredi 21,7 %, contre 8,3 % le mardi. Les exploitants ajustent leurs tarifs en conséquence, exactement comme un hôtel de centre-ville le fait en sens inverse pour la clientèle d'affaires.
Ce qu'il faut en retenir si vous réservez : décaler votre séjour au jeudi ou au dimanche soir vous fait économiser environ 35 € sur la nuit, pour le même hébergement et les mêmes équipements. C'est le levier d'économie le plus efficace, bien avant la recherche d'un code promotionnel.
Jusqu'à 40 € d'écart selon la région
Le deuxième facteur est géographique, mais il pèse moins que ce qu'on imagine. Entre la région la plus chère et la moins chère, l'écart est de 40 €, soit 22 %. C'est un resserrement notable comparé à l'hôtellerie classique, où le rapport entre Paris et une ville moyenne dépasse souvent le double.
Deux surprises dans ce classement. La première : ce sont la Bretagne (220 €) et la Normandie (218 €) qui mènent, pas le sud. La seconde : l'Île-de-France se situe à 190 €, dans la moyenne : l'idée d'un marché parisien systématiquement plus cher ne se vérifie pas ici.
| Région | Prix médian payé | Séjours analysés |
|---|---|---|
| Bretagne | 220 € | 803 |
| Normandie | 218 € | 523 |
| Grand Est | 210 € | 268 |
| Pays de la Loire | 200 € | 541 |
| Provence-Alpes-Côte d'Azur | 200 € | 284 |
| Nouvelle-Aquitaine | 198 € | 360 |
| Auvergne-Rhône-Alpes | 192 € | 584 |
| Bourgogne-Franche-Comté | 191 € | 222 |
| Île-de-France | 190 € | 1 074 |
| Hauts-de-France | 190 € | 379 |
| Centre-Val de Loire | 190 € | 306 |
| Occitanie | 180 € | 519 |
Seules les douze régions comptant au moins 200 séjours analysés figurent dans ce classement. La Corse n'apparaît pas dans le périmètre analysé : aucun hébergement du catalogue Love'nSpa n'y est référencé.
Les suppléments ajoutent environ 25 €
Troisième facteur : ce que les couples ajoutent au moment de réserver. Le panier médian passe de 199 € à 224 €, soit environ 25 € d'extras. Le classement réserve une surprise : le champagne, archétype supposé du supplément love room, arrive loin derrière.
| Supplément | Part des séjours |
|---|---|
| Taxe de séjour (charge obligatoire, pas un choix) | 7,7 % |
| Petit-déjeuner | 6,8 % |
| Frais de ménage | 6,6 % |
| Départ tardif | 2,6 % |
| Décoration romantique | 2,6 % |
| Champagne | 1,9 % |
| Arrivée anticipée | 1,8 % |
Hors taxe de séjour, qui s'impose à tous, c'est le petit-déjeuner qui domine. Le départ tardif se vend davantage que le champagne : les couples achètent du temps supplémentaire plutôt que des accessoires. Une information utile aussi pour les exploitants, qui investissent souvent dans le mauvais supplément.
La saison ne fait pas varier les prix
C'est le résultat le plus contre-intuitif. Le prix médian payé reste compris entre 195 € et 200 € tous les mois de l'année, alors même que la demande varie du simple au double : février est 2,25 fois plus demandé que juillet.
Même la Saint-Valentin ne déclenche qu'une hausse modérée : les nuits du 13 au 15 février se paient 6 % de plus que le reste de l'année, très loin des 19 % qu'un samedi ordinaire applique déjà. La demande explose, les prix bougent à peine.
Ce marché arbitre donc par le calendrier hebdomadaire, pas par la saison. Pour un couple, cela veut dire qu'il n'existe pas de « basse saison » où les tarifs s'effondreraient, mais qu'il existe des mois où la disponibilité est bien meilleure.
Payer moins cher : ce qui marche vraiment
- Décaler d'un jour. Le jeudi ou le dimanche soir plutôt que le samedi : environ 35 € d'économie, sans rien changer d'autre.
- Éviter février. Ce n'est pas le prix qui monte, c'est la disponibilité qui s'effondre, et vous vous rabattez sur des hébergements plus chers que votre premier choix.
- Regarder la dernière minute. Les seules vraies remises observées sont des réductions de dernière minute, d'un montant médian de 31 €. Elles concernent 10 % des séjours.
- Comparer les régions voisines. 40 € séparent la Bretagne de l'Occitanie ; un département limitrophe peut suffire à changer de tranche de prix.
- Compter les extras dès le départ. Taxe de séjour et frais de ménage s'ajoutent souvent au tarif annoncé. Le budget réaliste est le panier médian : 224 €.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen d'une nuit en love room ?
Sur le catalogue Love'nSpa, le prix médian réellement payé est de 199 € la nuit et le prix moyen de 201 €, remises déduites. La moitié des séjours se situent entre 160 € et 240 €. En incluant les suppléments comme la taxe de séjour ou le petit-déjeuner, le panier médian atteint 224 €.
Pourquoi une love room coûte-t-elle plus cher le samedi ?
Parce que, sur le catalogue Love'nSpa, plus de la moitié de la demande se concentre sur le vendredi et le samedi : le samedi seul représente 32,6 % des séjours contre 8,3 % le mardi. Une nuit du samedi se paie 215 € en médiane contre 180 € du lundi au jeudi, soit 19 % de plus pour le même hébergement.
Dans quelle région les love rooms sont-elles les moins chères ?
Sur le catalogue Love'nSpa, l'Occitanie affiche le prix médian le plus bas, à 180 € la nuit, et dispose aussi du parc le plus fourni. À l'opposé, la Bretagne est la région la plus chère avec 220 €. L'écart entre les deux extrêmes est de 40 €, soit 22 %.
Les prix des love rooms augmentent-ils à la Saint-Valentin ?
Très peu : sur le catalogue Love'nSpa, les nuits du 13 au 15 février se paient 6 % de plus que le reste de l'année, alors que le volume de réservations est 2 à 3 fois supérieur. Ce qui change à la Saint-Valentin, c'est la disponibilité, pas le tarif. Il est donc conseillé de réserver tôt : le délai médian observé pour ces nuits est de 23 jours contre 13 le reste de l'année.
Existe-t-il des love rooms à moins de 160 € la nuit ?
Oui : un quart des séjours analysés se sont conclus à 160 € la nuit ou moins. Ces tarifs se trouvent surtout en semaine, hors février, et dans les régions au prix médian plus bas comme l'Occitanie, les Hauts-de-France ou le Centre-Val de Loire.
D'où viennent ces chiffres
Cet article s'appuie sur le Baromètre de la Love Room, l'étude que nous publions à partir de nos données de réservation. Les statistiques de prix portent sur 6 774 réservations confirmées et payées, entre janvier 2025 et août 2026, dans un catalogue de 937 hébergements couvrant 87 départements. Les 25 hébergements belges sont exclus des statistiques de prix.
Ces chiffres décrivent les réservations passées par Love'nSpa, et non l'activité totale des hébergements observés ni le marché français dans son ensemble, dont la taille n'est établie par aucune source publique. Les hébergements du catalogue vendent aussi en direct et sur d'autres plateformes : Love'nSpa représente environ un quart des nuits qu'ils vendent, dans une fourchette de 21 % à 33 %. La méthodologie complète, les exclusions et les limites sont détaillées sur la page de l'étude.
Pour aller plus loin : qu'est-ce qu'une love room · comment choisir la sienne · réserver pour la Saint-Valentin · quand réserver une love room · investir dans une love room
Samuel Deleu
Fondateur et dirigeant de Love'nSpa
Samuel Deleu dirige Love'nSpa, plateforme française de réservation de love rooms et d'hébergements romantiques avec spa, sauna ou hammam privatif. Il suit ce marché depuis 2021 et est à l'initiative du Baromètre de la Love Room.

